(Cliquez ICI pour revenir à la page « Éléments d’histoire ».)

HISTOIRE DE SAINT-ATHANASE: GÉNÉRALITÉS

CHOIX DU NOM DE LA PAROISSE

    On a voulu tangiblement marquer la générosité de Louis-Athanase David (1882-1953), qui dota d'un harmonium la première chapelle bâtie à la condition que... le nom de son saint patron, Athanase (295-373), patriarche d'Alexandrie, confesseur, pontife, docteur de l'Église et héroïque défenseur de la foi, s'étant principalement distingué comme combattant de l'hérésie d'Arius, soit retenu pour identifier la nouvelle paroisse.  Louis-Athanase David, homme politique québécois a, entre autres fonctions, occupé celle de secrétaire de la province de Québec avant d'accéder au Sénat en 1940.  En 1922, année coïncidant avec la naissance de la paroisse de Saint-Athanase, il a créé le prix littéraire annuel qui porte son nom et dont la formule a été modifiée en cours de route.

    Cependant, certains groupes de paroissiens du temps avaient déjà suggéré le nom de Sainte-Anne pour leur localité.  Monsieur l'abbé Philippe Chénard, premier prêtre desservant, penchait plutôt en faveur de Saint-Robert.  Après une visite auprès de son confrère de classe, c'est-à-dire monsieur Louis-Athanase David, alors Sergent d'Armes au Conseil législatif de Québec, l'abbé Chénard sélectionna finalement une partie du prénom de son copain et accepta avec enchantement la promesse du don de l'harmonium et le désir s'y rattachant.  En outre, la sainteté d'Athanase correspondait tout à fait à l'esprit de piété de monsieur l'abbé Chénard.  De plus, aucune paroisse, gare ou bureau de poste ne portait encore ce nom.  Dans les circonstances, les pionniers approuvèrent leur prêtre et l'appellation Saint-Athanase a été choisie comme patron-protecteur de la nouvelle colonie.  Notons que l'anniversaire de Saint-Athanase est le 2 mai.

    Le 13 décembre 1922, Son Éminence le Cardinal Louis-Nazaire Bégin approuve à son tour ce choix en confirmant Saint-Athanase comme patron de la nouvelle paroisse.  Le nom « Chabot » doit donc faire place à celui de Saint-Athanase.

EN BREF...

    Né au Kamouraska, étant la seule « paroisse de colonisation » de toute l'histoire de ce comté, Saint-Athanase, devenu une municipalité en 1955, a été adopté par la MRC du Témiscouata en 1981.  Cependant, son penchant naturel demeure et le restera toujours, quoi qu'on en pense et qu'on en dise, vers le Kamouraska.

    Située à quelque mille huit cents pieds d'altitude par rapport au Fleuve Saint-Laurent, la paroisse de Saint-Athanase, d'abord désignée comme « Territoire non organisé » du Canton Chabot, a officiellement vu le jour le 26 juillet 1922.  Toutefois, il y avait des habitants dans ses contrées sauvages une bonne trentaine d'années avant l'arrivée du premier prêtre desservant de la Mission de colonisation, monsieur l'abbé Philipppe Chénard.  Ouverte huit ans plus tôt (1914), la Station de chemin de fer Picard a contribué à entraîner des humains plus au sud pour ainsi regrouper une vingtaine de familles, dont plusieurs arrivaient d'un peu partout à travers les comtés de Kamouraska, L'Islet et Montmagny ainsi que quelques-unes en provenance de la paroisse de Saint-Éleuthère.  Nous sommes alors à la fin des années 1910, peu après la Première Guerre mondiale. 

    Après plusieurs requêtes de la part de monsieur l'abbé David Chénard, alors curé de Saint-Éleuthère, et des habitants du Territoire non organisé (consultez la section « Première et deuxième requêtes »), l'Archevêché de Québec et le Ministère de la colonisation permettent enfin, vers le milieu de l'année 1922, qu'une paroisse dite de « colonisation » soit fondée sur les entières limites du Canton Chabot, lui-même borné au nord par les Cantons Bungay et Woodbridge, à l'ouest par le Canton Painchaud, au sud par la frontière Canada-États-Unis (État du Maine) et à l'est par les Cantons Estcourt et Pohénégamook.

    Au moins dix-neuf lacs, petits ou plus grands, le plus important étant le Lac Boucané, situé au nord du village, ainsi qu'une dizaines de rivières et ruisseaux arrosent la superficie actuelle de Saint-Athanase.

    Le nombre d'Athanasoises et Athanasois est en chute libre depuis le début des années 1950, période charnière de l'expansion démographique de Saint-Athanase.  Dès lors, plusieurs familles commencèrent à quitter le territoire pour une multitude de motifs.  Monsieur l'abbé Jean-Charles Hudon, prêtre de la paroisse dans le temps, avait dénombré 910 âmes en 1950 (sans compter les habitant(e)s de la Station Picard.  En les ajoutant, le recensement approcherait les 1000 âmes.  Quoi qu'il en soit, il s'agit du plus haut total d'habitants jamais enregistré à Saint-Athanase pour une année donnée).  En 2009, sans tenir compte des résidents saisonniers, le nombre de personnes habitant officiellement à Saint-Athanase est de 304 (plus faible dénombrement de l'histoire depuis les années de colonisation [1920-1940]).  Plusieurs facteurs expliquent cette baisse de plus de 600 habitant(e)s, notamment: départs en masse vers les grandes villes ; emplois rares et presque exclusivement manuels ; paroisse à détour, c'est-à-dire qu'on ne passe jamais - ou rarement - à Saint-Athanase pour aller vers une autre localité ; abus de certaines entreprises vis-à-vis ses ressources naturelles ; pénurie de logements pour attirer de nouvelles familles et aucun bâtiment pour héberger les personnes âgées.  Par contre, outre sa station d'essence, Saint-Athanase a su conserver tous ses points de service: église, bureau de poste, caisse populaire, école primaire et magasin général, entre autres. La locomotive de l'économie locale demeure toujours la production de sirop d'érable alors qu'une trentaine d'exploitations acéricoles, de petite ou de plus grande envergure, prospèrent assez bien à travers ses immenses forêts, ayant été déraisonnablement épuisées de bois pendant les décennies précédentes, mais ayant été passablement reboisées depuis.

(Cliquez ICI pour revenir à la page « Éléments d’histoire ».)